Les Péripéties des Naufragés Cannibales

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Le statut de cet écrit est public. Cela signifie qu'il est accessible à tout le monde mais que votre personnage doit l'avoir vu ou lu en RP pour que vous puissiez consulter cette page. Dans le cas contraire il s'agit de métagaming. 

Cet écrit a été rédigé par Sergueitov, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.


Préface de Ser Sergueitov

Avant de débuter la retranscription des deux journaux de bord, il est préférable de débuter par une mise en situation de la chose. Depuis quelques mois, de choses terrifiantes hantent les égouts de toute la ville, on parle de fantômes,d'ombres, de voix, on se sent épié. Le passage dans les égouts était devenu chose à craindre. Plus personne n'y mettait les pieds.

Il y a quelques jours, durant le mois d'Août, deux "personnes" apparaissent en ville, en loques, crasseux, les yeux injectés de sang... Il attaquent les concitoyens, dans le but vraisemblable d'en faire leur repas. La garde ne flanche pas et se met à leur poursuite dans les égouts, ils finissent par tuer les deux monstres sanguinaires, rétablissant ainsi la sécurité dans toute la cité. Sur le cadavre d'un des deux, il trouvent ce qui parait être le "Journal du Coq" ce sera le premier à être retranscrit, le journal était humide et à la limite de la moisissure, l'écriture était peu lisible. Le deuxième a été trouvé lors d'une expédition, grâce aux écrits du premier, trouvé sur un cadavre sans tête, à côté d'une épave de navire, tout près d'une grotte, l'expédition courageuse accompagnée par la reine Illina Signaro elle même, finit par trouver la tête sur une pique, devant un campement de fortune. Le journal s'intitulait "Journal d'un matelot", je n'en dis pas plus.

Bonne chance dans cette sombre aventure.

~ Ser Sergueitov

Journal de bord d'un Coq

Entrée 1

Mi-mai sur le navire, j'ai du encore le faire. C'est mon rôle sur le navire, nourrir ces pauvres hommes, et en l'occurrence, je ne peux plus leur faire la cuisine sans matière.Les matelots essaient de pêcher, tant bien que mal, mais c'est une rude épreuve que de pêcher en haute mer avec une simple canne à pèche rafistolée, pour ne pas dire impossible.

Ils ne se doutent de rien je crois, il y en a un qui me soupçonne, mais je ne crois pas qu'il y croit lui même. Les autres sont bien trop content de se rassasier pour chercher d'où la viande vient.

Entrée 2

Trois jours depuis la dernière entrée. On s'est échoué, j'ai faim, j'ai essayé de manger du poisson fraichement pêché hier, je n'ai pas pu, ça n'a aucun goût sur mon palais.

Je vais en cuisiner un ce soir, j'ai déjà une idée du menu.

J'ai récupéré une jambe, le pauvre nouveau capitaine s'est cassé la jambe, que j'ai amputé, pour son bien et celui des autres. Il ne me manque que des carottes, dommage.

Entrée 3

On est plus que trois, cet idiot avec son journal me donnait faim, il ne servait à rien, il ne savait même pas lire une carte.

Il avait un arrière goût de sel assez rafraichissant, bizarrement.

On a vu de la lumière au sud-ouest derrière le machin avec plein de sel, on va se mettre en route. J'ai pris mon couperet et une provision, enfin' Il peut encore se transporter sur ses jambes, bien plus pratique et moins encombrant.

Entrée 4

Une ville, y'a une foutue ville sur cet île ! Mais putain c'est pour ça qu'on s'y dirigeait ! Pourquoi on a oublié ça ! Mais ils sont partout, on les voit de loin, souriant, s'amusant, nous nous sommes terrés sur une butte, allongés dans la boue.

La faim, mon ventre qui gronde à chaque heure qui passe.

Nous devons, manger.

Ils ont des égouts, ça pue, mais nous sommes en sécurité d'eux, ils ne nous auront pas.

Entrée 5

Coriaces les gens par ici, on arrive pas à en avoir un pour bouffer, ils se débattent et se cassent ! Putain on a faim ! Mais j'ai encore besoin de l'autre pour chasser les rats et les habitants [Des gribouillis étaient ici]

Entrée 6

On les entends la haut, ils nous cherchent, mais il ne nous auront pas, on les observe, on les voit arriver et on se cache. Nous ne sortons pas, non, pas sortir, il faut rester ici, et fuir, fuir les ombres qui s'avancent dans les couloirs, armés de torches !

J'ai toujours aussi faim ! Faim faim faim ! Les rats sont dégueulasses ici, mais bien nourris ? Je les ent-

Journal de Bord d'un Matelot

Entrée 1

Ceci est la première entrée de ce journal, à vrai dire je savais même pas qu'il y avait des livres dans le bateau. Nous avons perdu notre voile, arrachée par la tempête, nous n'avons aucun moyen de nous tracter hors de l'océan, c'est arrivé tout a l'heure. Le capitaine dit que ça va aller, qu'il suffit de se placer dans un courant et de se laisser porter.

Le bateau est dans un sale état, mais j'ai confiance en mon capitaine. Il nous a toujours sorti des mauvaises passes.

Entrée 2

C'est le deuxième jour depuis la tempête. Le capitaine n'a pas dormi, il reste à la barre et essaie de diriger le navire à travers les fameux courants dont il nous parle depuis.

J'ai pas franchement l'impression que nous avançons, enfin j'y connais pas grand chose, je sais pas lire une carte ni les étoiles. Je suis certain que le capitaine sait, lui.

Entrée 3

Quatrième jour, ça commence à faire long, je ne sais pas vraiment ce que nous pouvons faire. Le capitaine a une sale mine et refuse de quitter la barre. Hier il a hurlé sur une mouette pendant une bonne heure.

Je sais pas trop quoi en penser, les autres marins commencent à perdre patience. D'ailleurs il reste plus beaucoup de vivres à bord d'après le coq, mais le capitaine dit que c'est faux, et que tout vas bien. J'ai fabriqué une canne à pèche, je vais bien voir si il y a des trucs à manger la dessous.

Entrée 4

Sixième jour, le capitaine est toujours sur le pont, à la barre, il refuse de manger, et il refuse de dormir. Il a dit hier qu'il suivait un banc de tortues de mer, il parait qu'elles connaissent les courants elles. Ah, ma canne à pèche m'a permis de prendre 2 poissons hier. Par contre j'ai plus d’appâts, parce qu'il y a plus de viande à bord. Apparemment.

Entrée 5

Huitième jour en haute mer, le capitaine est mort ? Personne ne sait trop comment, il a juste disparu pendant la nuit, c'est le second qui prend le relai, mais il a l'air sacrément perdu, il m'a vu écrire le journal alors il a cru que je savais lire une carte. Le coq avait l'air occupé toute la matinée, et on a mangé, ça fait du bien. D'après le nouveau capitaine il y avait un barril de viande dans la cabine du capitaine.

Entrée 6

Dixième jour, deux camarades ont disparus, sûrement tombés à l'eau pendant la nuit. On est plus que cinq à bord. Le nouveau capitaine m'a dit qu'il me faisait confiance, et que ça serait bien que je sois son second. Je n'ai pas pu lui répondre à haute voix, j'avais trop soif, mais j'ai hoché la tête pour dire oui. Le coq est un vrai don d'Arbitrio pour le navire, il a encore trouvé un barril de viande, caché sous le lit de l'ancien capitaine !

Décidement !

Entrée 7

Onzième jour, nous nous sommes échoués pendant la nuit sur des récifs, en pleine tempête, je sais pas trop où nous sommes, nous sommes tous les cinq en vie, enfin le pauvre capitaine, il s'est cassé la jambe je crois. Le coq a proposé de lui couper la jambe pour éviter que ça s'infecte, il est courageux le nouveau capitaine. Le soir un des marins aurait ramené des animaux en partant chasser, vu qu'on a réussi à manger, après avoir fait un feu.

Entrée 8

Douzième jour, je sais pas trop où on est, on dirait une plage, mais avec des gros cailloux. Le bateau est écrasé contre, coupé en deux par les récifs, on a récupéré un peu de chargement de l'épave, et on l'a mit au camp. On a dormit dans une sorte de grande caverne pas loin de l'eau. Ah et le capitaine a pas survécu à la nuit. Le coq s'est proposé d'aller enterrer son corps. J'ai été explorer un peu autour de la crique, j'ai cru voir un endroit avec plein de sel.

Entrée 9

Treizième jour, le coq m'a invité à aller explorer avec lui et prendre des notes, il a dit qu'il fallait le faire pour retrouver son chemin, je le crois, c'est un brave homme, nous lui devons tous la vie. Il a pris son hachoir quand même, au cas où il y est des animaux à se mettre sous la dent pour ce soir, au moment où j'écris nous faisons une pause, pas loin de la crique, je pense qu'il y a d'autres personnes sur cet archip-

Note du copiste : Le dernier écrit semble être interrompu alors que l'auteur rédigeait ses mots, un long filet de sang parsemait la page.

~

Le Grimoire Écarlate