Utilisateur:Xynabéllis B : Différence entre versions
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<div style="background:#362801; border:4px solid #947422; border-radius:8px; padding:25px; color:#AB8933; font-family: 'Merriweather', serif; line-height:1.4em;"> | <div style="background:#362801; border:4px solid #947422; border-radius:8px; padding:25px; color:#AB8933; font-family: 'Merriweather', serif; line-height:1.4em;"> | ||
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<center><span style="font-size:48px; color:#677848; font-weight:bold; text-shadow: 1px 1px 2px #555E31;"> ̶X̶y̶n̶ab̶é̶l̶l̶i̶s̶ ̶B̶e̶l̶l̶a̶n̶d̶r̶i̶a Q.U.I.R.I.C.A</span><br><br> | <center><span style="font-size:48px; color:#677848; font-weight:bold; text-shadow: 1px 1px 2px #555E31;"> ̶X̶y̶n̶ab̶é̶l̶l̶i̶s̶ ̶B̶e̶l̶l̶a̶n̶d̶r̶i̶a Q.U.I.R.I.C.A</span><br><br> | ||
<i style="color:#6B5614; font-size:18px; margin-top: -8px; display:block;">« Une libellule ne se pose que quand elle n’a plus besoin de faire semblant de voler. »</i></center> | <i style="color:#6B5614; font-size:18px; margin-top: -8px; display:block;">« Une libellule ne se pose que quand elle n’a plus besoin de faire semblant de voler. »</i></center> | ||
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꧖ Elle a longtemps ressemblé à une image faite pour être contemplée. Un mirage posé à la surface, comme une eau trop calme où l’on confond le ciel et la boue. Aujourd’hui, elle ne se tient plus là pour plaire : son regard a déjà quitté les rives. Il glisse ailleurs, occupé à jauger, à comprendre, à mesurer la profondeur avant d’y poser le pied. Elle laisse les projections se faire sans les corriger ; comme on laisse croasser les crapauds au crépuscule. Les contredire serait une perte d’énergie. | ꧖ Elle a longtemps ressemblé à une image faite pour être contemplée. Un mirage posé à la surface, comme une eau trop calme où l’on confond le ciel et la boue. Aujourd’hui, elle ne se tient plus là pour plaire : son regard a déjà quitté les rives. Il glisse ailleurs, occupé à jauger, à comprendre, à mesurer la profondeur avant d’y poser le pied. Elle laisse les projections se faire sans les corriger ; comme on laisse croasser les crapauds au crépuscule. Les contredire serait une perte d’énergie. | ||
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Quirica dégage une tranquillité trompeuse. Une paix lourde, trop calme, enracinée, semblable à celle des marécages : immobile en surface, mais pleine de mouvements sourds dessous. Elle observe le monde avec la patience de celles qui savent que tout finit par remonter... que ce soit les vérités, comme les bulles dans la vase ; et que rien ne sert de troubler l’eau avant qu’elle ne parle d’elle-même. | Quirica dégage une tranquillité trompeuse. Une paix lourde, trop calme, enracinée, semblable à celle des marécages : immobile en surface, mais pleine de mouvements sourds dessous. Elle observe le monde avec la patience de celles qui savent que tout finit par remonter... que ce soit les vérités, comme les bulles dans la vase ; et que rien ne sert de troubler l’eau avant qu’elle ne parle d’elle-même. | ||
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Version actuelle datée du 3 février 2026 à 18:46
« Une libellule ne se pose que quand elle n’a plus besoin de faire semblant de voler. »
Traces champêtres
| L̶a̶ ̶S̶i̶m̶p̶l̶e̶t̶t̶e La Qui-Voit |
꧖ Elle a longtemps ressemblé à une image faite pour être contemplée. Un mirage posé à la surface, comme une eau trop calme où l’on confond le ciel et la boue. Aujourd’hui, elle ne se tient plus là pour plaire : son regard a déjà quitté les rives. Il glisse ailleurs, occupé à jauger, à comprendre, à mesurer la profondeur avant d’y poser le pied. Elle laisse les projections se faire sans les corriger ; comme on laisse croasser les crapauds au crépuscule. Les contredire serait une perte d’énergie.
Son visage n’est plus arrangé. Pas de poudre, pas de correction : il est laissé tel quel, vivant, parfois terne, parfois marqué. Une peau qui porte la trace du vent, de l’humidité, de la poussière des chemins. Des semblants de taches de rousseur comme des éclaboussures de boue séchée, de fines cicatrices semblables aux griffures basses des ronces. Rien à cacher, tout à accepter. Son nez court et un peu épaté lui donne un air attentif, presque animal ; un museau qui hume l’air avant l’orage. Ses yeux gris sont calmes et disséquants, digne d'une rivière en crue qui épie ses berges avant de déborder : ils n’appellent pas, ils sondent, puis évaluent.
Son corps est menu, léger en apparence, drapé de tissus souples et pratiques. Rien d’inutile. Des étoffes qui permettent de s’accroupir dans les roseaux, de traverser un champ d’épis sans s’accrocher, de marcher longtemps dans les flaques sans s’alourdir. Elle avance à plat, démarche mesurée, parfois un peu avachie, comme quelqu’un qui longe un étang au petit matin, attentive à ne pas faire frémir la surface.
Sa chevelure blond vénitien tombe en masse ondulée, indisciplinée, comme des herbes hautes couchées par la brume. Elle sent la fumée, le miel, la sève, le pollen. Des mèches échappées, parfois attachées à la hâte, d’autres libres, humides tel un sous-bois après la pluie. Les pointes sont coupées sans cérémonie, rêches par endroits ; elle n’en prend soin que juste assez pour qu’elles ne la gênent pas, comme on dégage un sentier à travers les champignons et la mousse.
Quirica dégage une tranquillité trompeuse. Une paix lourde, trop calme, enracinée, semblable à celle des marécages : immobile en surface, mais pleine de mouvements sourds dessous. Elle observe le monde avec la patience de celles qui savent que tout finit par remonter... que ce soit les vérités, comme les bulles dans la vase ; et que rien ne sert de troubler l’eau avant qu’elle ne parle d’elle-même.
[En cours de finalisation...]
