Utilisateur:Xynabéllis B : Différence entre versions

De Wiki'speria
Aller à : navigation, rechercher
 
(2 révisions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 
{{Fiche Personnage
 
{{Fiche Personnage
 
|Image=  
 
|Image=  
|Nom= <span style="background:#FADA5E; -webkit-background-clip: text; color: transparent;">Xynbéllis Bellandria</span>
+
|Nom= <span style="background:#FADA5E; -webkit-background-clip: text; color: transparent;">Quirica</span>
 
|Sexe= Femme
 
|Sexe= Femme
 
|Année_Naissance= 500
 
|Année_Naissance= 500
Ligne 26 : Ligne 26 :
 
<div style="background:#121212; border:4px solid #FADA5E; border-radius:8px; padding:25px; color:#e3d9b3; font-family: 'Merriweather', serif; line-height:1.4em;">
 
<div style="background:#121212; border:4px solid #FADA5E; border-radius:8px; padding:25px; color:#e3d9b3; font-family: 'Merriweather', serif; line-height:1.4em;">
  
<center><span style="font-size:48px; color:#FADA5E; font-weight:bold; text-shadow: 1px 1px 2px #8d7b3f;">༒ Xynabéllis Bellandria ༒</span><br><br>
+
<center><span style="font-size:48px; color:#FADA5E; font-weight:bold; text-shadow: 1px 1px 2px #8d7b3f;"> ̶X̶y̶n̶ab̶é̶l̶l̶i̶s̶ ̶B̶e̶l̶l̶a̶n̶d̶r̶i̶a Q.U.I.R.I.C.A</span><br><br>
<i style="color:#b3a66a; font-size:18px; margin-top: -8px; display:block;">« La libellule, elle se pose jamais vraiment. Tu peux la suivre, mais elle t’emmène jamais là où tu pensais. C’est des brutes déguisées et maquillés, qui jouent à faire joli. »</i></center>
+
<i style="color:#b3a66a; font-size:18px; margin-top: -8px; display:block;">« Une libellule ne se pose que quand elle n’a plus besoin de faire semblant de voler. »</i></center>
 
<br>
 
<br>
= Le Tableau Cliché =
+
= L̶e̶ ̶T̶a̶b̶l̶e̶a̶u̶ ̶C̶l̶i̶c̶h̶é Traces champêtres =
 
<div style="border-left:4px solid #D68E32; padding-left:20px; margin:20px 0;">
 
<div style="border-left:4px solid #D68E32; padding-left:20px; margin:20px 0;">
  
 
{| style="border: 3px solid #D68E32; background-color:#000000; padding:5px; width:260px; text-align:center; float:right; margin-left: 20px; margin-bottom: 10px;"
 
{| style="border: 3px solid #D68E32; background-color:#000000; padding:5px; width:260px; text-align:center; float:right; margin-left: 20px; margin-bottom: 10px;"
| [[File:3fed252215369e503053824c448d9838.jpg|400px|center]]
+
| [[File:Quirica.jpg]]  
 
|-
 
|-
| <small><i><span style="color:#D68E32; font-weight:bold;">La Simplette</span></i></small>
+
| <small><i><span style="color:#D68E32; font-weight:bold;"> L̶a̶ ̶S̶i̶m̶p̶l̶e̶t̶t̶e La Qui-Voit</span></i></small>
 
|}
 
|}
  
꧖ Un mirage pour les cœurs mous, un bibelot pour les regards insistants, presque trop fausse pour être vraie : elle paraît née pour la contemplation visuelle.
+
꧖U̶n̶ ̶m̶i̶r̶a̶g̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶e̶s̶ ̶c̶œ̶u̶r̶s̶ ̶m̶o̶u̶s̶,̶ ̶u̶n̶ ̶b̶i̶b̶e̶l̶o̶t̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶e̶s̶ ̶r̶e̶g̶a̶r̶d̶s̶ ̶i̶n̶s̶i̶s̶t̶a̶n̶t̶s̶,̶ ̶p̶r̶e̶s̶q̶u̶e̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶f̶a̶u̶s̶s̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶ê̶t̶r̶e̶ ̶v̶r̶a̶i̶e̶ ̶:̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶n̶é̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶c̶o̶n̶t̶e̶m̶p̶l̶a̶t̶i̶o̶n̶ ̶v̶i̶s̶u̶e̶l̶l̶e̶  ... Elle a longtemps laissé croire cela : maintenant, la silhouette ne cherche plus à être avisée ; elle est déjà en train de regarder ailleurs, et de chercher à comprendre, à juger. Aujourd’hui, elle laisse faire, avec un calme trop paisible, presque chafouin. Elle sait très bien ce que les autres projettent sur elle, et elle ne les corrige plus. Pas par naïveté ou inconscience, mais par économie d’énergie.
Coquette, elle l’est jusqu’au bout des ongles. Son maquillage est son comble : pommettes rosées avec excès, lèvres pouponnées comme deux pétales encore fermés, cils longs et théâtraux, comme si elle pleurait sans bruit.
 
  
Son corps est menu, presque léger, drapé dans des couches de tissus froncés, jupons et tulles bruissants.
+
C̶o̶q̶u̶e̶t̶t̶e̶,̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶l̶’̶e̶s̶t̶ ̶j̶u̶s̶q̶u̶’̶a̶u̶ ̶b̶o̶u̶t̶ ̶d̶e̶s̶ ̶o̶n̶g̶l̶e̶s̶. Naturel et rustique, elle l'est. La jeune femme sait se parer, oui, mais comme on enfile un costume ethnographique : pour sonder les réactions, les biais, les désirs mal rangés. S̶o̶n̶ ̶m̶a̶q̶u̶i̶l̶l̶a̶g̶e̶ ̶e̶s̶t̶ ̶s̶o̶n̶ ̶c̶o̶m̶b̶l̶e̶ ̶:̶ ̶p̶o̶m̶m̶e̶t̶t̶e̶s̶ ̶r̶o̶s̶é̶e̶s̶ ̶a̶v̶e̶c̶ ̶e̶x̶c̶è̶s̶,̶ ̶l̶è̶v̶r̶e̶s̶ ̶p̶o̶u̶p̶o̶n̶n̶é̶e̶s̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶d̶e̶u̶x̶ ̶p̶é̶t̶a̶l̶e̶s̶ ̶e̶n̶c̶o̶r̶e̶ ̶f̶e̶r̶m̶é̶s̶,̶ ̶c̶i̶l̶s̶ ̶l̶o̶n̶g̶s̶ ̶e̶t̶ ̶t̶h̶é̶â̶t̶r̶a̶u̶x̶,̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶s̶i̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶p̶l̶e̶u̶r̶a̶i̶t̶ ̶s̶a̶n̶s̶ ̶b̶r̶u̶i̶t̶. Son visage n’est plus travaillé : elle ne maquille plus rien. Il est laissé tel quel, parfois terne, parfois marqué, comme si elle refusait désormais de corriger ce que le monde lui imprime, ce qu'elle traverse ; un visage qui vit au lieu de séduire avec pigment et poudre.
Elle marche sur de petites talonnettes, jamais trop hautes, juste assez pour la faire flotter dans sa longue robe. Elle ne foule pas le sol : elle le frôle.
 
  
Sa coiffure est floutée, laissant apparaître des ondulations dégradés aux reflets sable, teinte champignon blond. Cette chevelure en cascade est soignée, et paraît en bonne santé. Pourtant, ses pointes semblent parfois fatiguées, rêches, comme si ses rituels de beauté entamaient la fibre.
+
Son corps est menu, presque léger, drapé dans des couches de tissus froncés, j̶u̶p̶o̶n̶s̶ ̶e̶t̶ ̶t̶u̶l̶l̶e̶s̶ ̶b̶r̶u̶i̶s̶s̶a̶n̶t̶s̶. mais désormais, il est avant tout fonctionnel et pratique. Utilitaire, efficace, sans artifice ou encombre superficielle. Elle choisit des étoffes souples, des coupes qui permettent de s’accroupir, de grimper, des tenues amples qui ne requiert pas une fatigue supplémentaire.
 +
E̶l̶l̶e̶ ̶m̶a̶r̶c̶h̶e̶ ̶s̶u̶r̶ ̶d̶e̶ ̶p̶e̶t̶i̶t̶e̶s̶ ̶t̶a̶l̶o̶n̶n̶e̶t̶t̶e̶s̶,̶ ̶j̶a̶m̶a̶i̶s̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶h̶a̶u̶t̶e̶s̶,̶ ̶j̶u̶s̶t̶e̶ ̶a̶s̶s̶e̶z̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶f̶a̶i̶r̶e̶ ̶f̶l̶o̶t̶t̶e̶r̶ ̶d̶a̶n̶s̶ ̶s̶a̶ ̶l̶o̶n̶g̶u̶e̶ ̶r̶o̶b̶e̶.̶ ̶E̶l̶l̶e̶ ̶n̶e̶ ̶f̶o̶u̶l̶e̶ ̶p̶a̶s̶ ̶l̶e̶ ̶s̶o̶l̶ ̶:̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶l̶e̶ ̶f̶r̶ô̶l̶e̶. Elle marche à plat, souvent pieds bien ancrés, avec une démarche mesurée, avachie, souvent mains fourrés dans le fond des poches, comme quelqu’un qui ne veut pas annoncer sa présence trop tôt. Quand elle élève la voix ou la posture, c’est volontaire. Jamais réflexe.
  
Sa peau de porcelaine paraît coulée à la louche, sans défaut apparent, sauf un grain de beauté sur la joue droite, posé comme une virgule de peintre.  
+
Sa coiffure est floutée, l̶a̶i̶s̶s̶a̶n̶t̶ ̶a̶p̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶r̶e̶ ̶d̶e̶s̶ ̶o̶n̶d̶u̶l̶a̶t̶i̶o̶n̶s̶ ̶d̶é̶g̶r̶a̶d̶é̶s̶ ̶a̶u̶x̶ ̶r̶e̶f̶l̶e̶t̶s̶ ̶s̶a̶b̶l̶e̶,̶ ̶t̶e̶i̶n̶t̶e̶ ̶b̶l̶o̶n̶d̶ ̶v̶é̶n̶i̶t̶i̶e̶n̶.̶ ̶C̶e̶t̶t̶e̶ ̶c̶h̶e̶v̶e̶l̶u̶r̶e̶ ̶e̶n̶ ̶c̶a̶s̶c̶a̶d̶e̶ ̶e̶s̶t̶ ̶s̶o̶i̶g̶n̶é̶e̶,̶ ̶e̶t̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶e̶n̶ ̶b̶o̶n̶n̶e̶ ̶s̶a̶n̶t̶é̶. ses cheveux portent désormais les traces du réel : des mèches moins disciplinées, parfois attachées à la hâte, sans souci d’harmonie. Ils sentent la fumée, le pollen, la résine, souvent la terre ou la sève. P̶o̶u̶r̶t̶a̶n̶t̶,̶ ̶s̶e̶s̶ ̶p̶o̶i̶n̶t̶e̶s̶ ̶s̶e̶m̶b̶l̶e̶n̶t̶ ̶p̶a̶r̶f̶o̶i̶s̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶é̶e̶s̶,̶ ̶r̶ê̶c̶h̶e̶s̶,̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶s̶i̶ ̶s̶e̶s̶ ̶r̶i̶t̶u̶e̶l̶s̶ ̶d̶e̶ ̶b̶e̶a̶u̶t̶é̶ ̶e̶n̶t̶a̶m̶a̶i̶e̶n̶t̶ ̶l̶a̶ ̶f̶i̶b̶r̶e̶. Elle n’en prend plus grand soin, sinon ce qui est nécessaire.
De près, ses tempes et son menton trahissent une tendance à la sécheresse, une peau capricieuse sous la poudre blanchâtre.
+
Les pointes sont parfois effilées, coupées sans cérémonie, comme si elle refusait désormais de négocier avec l’image.
  
Son nez, court et un peu épaté, ne dépareille pas, donnant un air de poupée fatiguée, trop maquillée.
+
Sa peau d̶e̶ ̶p̶o̶r̶c̶e̶l̶a̶i̶n̶e̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶c̶o̶u̶l̶é̶e̶ ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶l̶o̶u̶c̶h̶e̶,̶ s̶a̶n̶s̶ ̶d̶é̶f̶a̶u̶t̶ ̶a̶p̶p̶a̶r̶e̶n̶t̶,̶ ̶s̶a̶u̶f̶ ̶u̶n̶ ̶g̶r̶a̶i̶n̶ ̶d̶e̶ ̶b̶e̶a̶u̶t̶é̶ ̶s̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶j̶o̶u̶e̶ ̶d̶r̶o̶i̶t̶e̶,̶ ̶p̶o̶s̶é̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶u̶n̶e̶ ̶v̶i̶r̶g̶u̶l̶e̶ ̶d̶e̶ ̶p̶e̶i̶n̶t̶r̶e̶. ̶D̶e̶ ̶p̶r̶è̶s̶,̶ ̶s̶e̶s̶ ̶t̶e̶m̶p̶e̶s̶ ̶e̶t̶ ̶s̶o̶n̶ ̶m̶e̶n̶t̶o̶n̶ ̶t̶r̶a̶h̶i̶s̶s̶e̶n̶t̶ ̶u̶n̶e̶ ̶t̶e̶n̶d̶a̶n̶c̶e̶ ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶s̶é̶c̶h̶e̶r̶e̶s̶s̶e̶,̶ ̶u̶n̶e̶ ̶p̶e̶a̶u̶ ̶c̶a̶p̶r̶i̶c̶i̶e̶u̶s̶e̶ ̶s̶o̶u̶s̶ ̶l̶a̶ ̶p̶o̶u̶d̶r̶e̶ ̶b̶l̶a̶n̶c̶h̶â̶t̶r̶e̶. est vivante, marquée de micro-cicatrices, de zones plus sèches, de rougeurs passagères. Elle accepte ces variations comme des données, non comme des fautes.
Ses yeux gris, en demi-amande tournée vers le bas, mais jamais tombants, sont comme un ciel avant la pluie.
+
 
 +
Son nez, court et un peu épaté, ne dépareille pas, d̶o̶n̶n̶a̶n̶t̶ ̶u̶n̶ ̶a̶i̶r̶ ̶d̶e̶ ̶p̶o̶u̶p̶é̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶é̶e̶,̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶m̶a̶q̶u̶i̶l̶l̶é̶e̶. lui donne un air attentif, presque animal. Comme si son museau humait le monde plus qu’elle ne l'épiait.
 +
Ses yeux gris, en demi-amande tournée vers le bas, mais jamais tombants, ̶s̶o̶n̶t̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶u̶n̶ ̶c̶i̶e̶l̶ ̶a̶v̶a̶n̶t̶ ̶l̶a̶ ̶p̶l̶u̶i̶e̶. sont surtout des yeux qui dissèquent. Ils semblent impavides... quiets, à penser absents, fixant, lorgnant.  
 
</div>
 
</div>
 
<br>
 
<br>
Ligne 56 : Ligne 57 :
 
<br>
 
<br>
 
<br>
 
<br>
==[En cours de création...]==
+
==[En cours de finalisation...]==
 
<br>
 
<br>
 
<br>
 
<br>
  
 
</div>
 
</div>

Version actuelle datée du 15 décembre 2025 à 00:25


200.png

Informations RP
Nom
Genre
Femme
Année de naissance
500
Rang




Quartier




Métier
Compléments


Arts
Harpe
Faiseuse de figures animales







Origines
Ville d'origine
Région d'origine

Informations HRP
Login Minecraft
_YumeNoKo_






̶X̶y̶n̶ab̶é̶l̶l̶i̶s̶ ̶B̶e̶l̶l̶a̶n̶d̶r̶i̶a Q.U.I.R.I.C.A

« Une libellule ne se pose que quand elle n’a plus besoin de faire semblant de voler. »


L̶e̶ ̶T̶a̶b̶l̶e̶a̶u̶ ̶C̶l̶i̶c̶h̶é Traces champêtres

Quirica.jpg
L̶a̶ ̶S̶i̶m̶p̶l̶e̶t̶t̶e La Qui-Voit

꧖U̶n̶ ̶m̶i̶r̶a̶g̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶e̶s̶ ̶c̶œ̶u̶r̶s̶ ̶m̶o̶u̶s̶,̶ ̶u̶n̶ ̶b̶i̶b̶e̶l̶o̶t̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶e̶s̶ ̶r̶e̶g̶a̶r̶d̶s̶ ̶i̶n̶s̶i̶s̶t̶a̶n̶t̶s̶,̶ ̶p̶r̶e̶s̶q̶u̶e̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶f̶a̶u̶s̶s̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶ê̶t̶r̶e̶ ̶v̶r̶a̶i̶e̶ ̶:̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶n̶é̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶c̶o̶n̶t̶e̶m̶p̶l̶a̶t̶i̶o̶n̶ ̶v̶i̶s̶u̶e̶l̶l̶e̶ ... Elle a longtemps laissé croire cela : maintenant, la silhouette ne cherche plus à être avisée ; elle est déjà en train de regarder ailleurs, et de chercher à comprendre, à juger. Aujourd’hui, elle laisse faire, avec un calme trop paisible, presque chafouin. Elle sait très bien ce que les autres projettent sur elle, et elle ne les corrige plus. Pas par naïveté ou inconscience, mais par économie d’énergie.

C̶o̶q̶u̶e̶t̶t̶e̶,̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶l̶’̶e̶s̶t̶ ̶j̶u̶s̶q̶u̶’̶a̶u̶ ̶b̶o̶u̶t̶ ̶d̶e̶s̶ ̶o̶n̶g̶l̶e̶s̶. Naturel et rustique, elle l'est. La jeune femme sait se parer, oui, mais comme on enfile un costume ethnographique : pour sonder les réactions, les biais, les désirs mal rangés. S̶o̶n̶ ̶m̶a̶q̶u̶i̶l̶l̶a̶g̶e̶ ̶e̶s̶t̶ ̶s̶o̶n̶ ̶c̶o̶m̶b̶l̶e̶ ̶:̶ ̶p̶o̶m̶m̶e̶t̶t̶e̶s̶ ̶r̶o̶s̶é̶e̶s̶ ̶a̶v̶e̶c̶ ̶e̶x̶c̶è̶s̶,̶ ̶l̶è̶v̶r̶e̶s̶ ̶p̶o̶u̶p̶o̶n̶n̶é̶e̶s̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶d̶e̶u̶x̶ ̶p̶é̶t̶a̶l̶e̶s̶ ̶e̶n̶c̶o̶r̶e̶ ̶f̶e̶r̶m̶é̶s̶,̶ ̶c̶i̶l̶s̶ ̶l̶o̶n̶g̶s̶ ̶e̶t̶ ̶t̶h̶é̶â̶t̶r̶a̶u̶x̶,̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶s̶i̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶p̶l̶e̶u̶r̶a̶i̶t̶ ̶s̶a̶n̶s̶ ̶b̶r̶u̶i̶t̶. Son visage n’est plus travaillé : elle ne maquille plus rien. Il est laissé tel quel, parfois terne, parfois marqué, comme si elle refusait désormais de corriger ce que le monde lui imprime, ce qu'elle traverse ; un visage qui vit au lieu de séduire avec pigment et poudre.

Son corps est menu, presque léger, drapé dans des couches de tissus froncés, j̶u̶p̶o̶n̶s̶ ̶e̶t̶ ̶t̶u̶l̶l̶e̶s̶ ̶b̶r̶u̶i̶s̶s̶a̶n̶t̶s̶. mais désormais, il est avant tout fonctionnel et pratique. Utilitaire, efficace, sans artifice ou encombre superficielle. Elle choisit des étoffes souples, des coupes qui permettent de s’accroupir, de grimper, des tenues amples qui ne requiert pas une fatigue supplémentaire. E̶l̶l̶e̶ ̶m̶a̶r̶c̶h̶e̶ ̶s̶u̶r̶ ̶d̶e̶ ̶p̶e̶t̶i̶t̶e̶s̶ ̶t̶a̶l̶o̶n̶n̶e̶t̶t̶e̶s̶,̶ ̶j̶a̶m̶a̶i̶s̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶h̶a̶u̶t̶e̶s̶,̶ ̶j̶u̶s̶t̶e̶ ̶a̶s̶s̶e̶z̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶f̶a̶i̶r̶e̶ ̶f̶l̶o̶t̶t̶e̶r̶ ̶d̶a̶n̶s̶ ̶s̶a̶ ̶l̶o̶n̶g̶u̶e̶ ̶r̶o̶b̶e̶.̶ ̶E̶l̶l̶e̶ ̶n̶e̶ ̶f̶o̶u̶l̶e̶ ̶p̶a̶s̶ ̶l̶e̶ ̶s̶o̶l̶ ̶:̶ ̶e̶l̶l̶e̶ ̶l̶e̶ ̶f̶r̶ô̶l̶e̶. Elle marche à plat, souvent pieds bien ancrés, avec une démarche mesurée, avachie, souvent mains fourrés dans le fond des poches, comme quelqu’un qui ne veut pas annoncer sa présence trop tôt. Quand elle élève la voix ou la posture, c’est volontaire. Jamais réflexe.

Sa coiffure est floutée, l̶a̶i̶s̶s̶a̶n̶t̶ ̶a̶p̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶r̶e̶ ̶d̶e̶s̶ ̶o̶n̶d̶u̶l̶a̶t̶i̶o̶n̶s̶ ̶d̶é̶g̶r̶a̶d̶é̶s̶ ̶a̶u̶x̶ ̶r̶e̶f̶l̶e̶t̶s̶ ̶s̶a̶b̶l̶e̶,̶ ̶t̶e̶i̶n̶t̶e̶ ̶b̶l̶o̶n̶d̶ ̶v̶é̶n̶i̶t̶i̶e̶n̶.̶ ̶C̶e̶t̶t̶e̶ ̶c̶h̶e̶v̶e̶l̶u̶r̶e̶ ̶e̶n̶ ̶c̶a̶s̶c̶a̶d̶e̶ ̶e̶s̶t̶ ̶s̶o̶i̶g̶n̶é̶e̶,̶ ̶e̶t̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶e̶n̶ ̶b̶o̶n̶n̶e̶ ̶s̶a̶n̶t̶é̶. ses cheveux portent désormais les traces du réel : des mèches moins disciplinées, parfois attachées à la hâte, sans souci d’harmonie. Ils sentent la fumée, le pollen, la résine, souvent la terre ou la sève. P̶o̶u̶r̶t̶a̶n̶t̶,̶ ̶s̶e̶s̶ ̶p̶o̶i̶n̶t̶e̶s̶ ̶s̶e̶m̶b̶l̶e̶n̶t̶ ̶p̶a̶r̶f̶o̶i̶s̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶é̶e̶s̶,̶ ̶r̶ê̶c̶h̶e̶s̶,̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶s̶i̶ ̶s̶e̶s̶ ̶r̶i̶t̶u̶e̶l̶s̶ ̶d̶e̶ ̶b̶e̶a̶u̶t̶é̶ ̶e̶n̶t̶a̶m̶a̶i̶e̶n̶t̶ ̶l̶a̶ ̶f̶i̶b̶r̶e̶. Elle n’en prend plus grand soin, sinon ce qui est nécessaire. Les pointes sont parfois effilées, coupées sans cérémonie, comme si elle refusait désormais de négocier avec l’image.

Sa peau d̶e̶ ̶p̶o̶r̶c̶e̶l̶a̶i̶n̶e̶ ̶p̶a̶r̶a̶î̶t̶ ̶c̶o̶u̶l̶é̶e̶ ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶l̶o̶u̶c̶h̶e̶,̶ s̶a̶n̶s̶ ̶d̶é̶f̶a̶u̶t̶ ̶a̶p̶p̶a̶r̶e̶n̶t̶,̶ ̶s̶a̶u̶f̶ ̶u̶n̶ ̶g̶r̶a̶i̶n̶ ̶d̶e̶ ̶b̶e̶a̶u̶t̶é̶ ̶s̶u̶r̶ ̶l̶a̶ ̶j̶o̶u̶e̶ ̶d̶r̶o̶i̶t̶e̶,̶ ̶p̶o̶s̶é̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶u̶n̶e̶ ̶v̶i̶r̶g̶u̶l̶e̶ ̶d̶e̶ ̶p̶e̶i̶n̶t̶r̶e̶. ̶D̶e̶ ̶p̶r̶è̶s̶,̶ ̶s̶e̶s̶ ̶t̶e̶m̶p̶e̶s̶ ̶e̶t̶ ̶s̶o̶n̶ ̶m̶e̶n̶t̶o̶n̶ ̶t̶r̶a̶h̶i̶s̶s̶e̶n̶t̶ ̶u̶n̶e̶ ̶t̶e̶n̶d̶a̶n̶c̶e̶ ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶s̶é̶c̶h̶e̶r̶e̶s̶s̶e̶,̶ ̶u̶n̶e̶ ̶p̶e̶a̶u̶ ̶c̶a̶p̶r̶i̶c̶i̶e̶u̶s̶e̶ ̶s̶o̶u̶s̶ ̶l̶a̶ ̶p̶o̶u̶d̶r̶e̶ ̶b̶l̶a̶n̶c̶h̶â̶t̶r̶e̶. est vivante, marquée de micro-cicatrices, de zones plus sèches, de rougeurs passagères. Elle accepte ces variations comme des données, non comme des fautes.

Son nez, court et un peu épaté, ne dépareille pas, d̶o̶n̶n̶a̶n̶t̶ ̶u̶n̶ ̶a̶i̶r̶ ̶d̶e̶ ̶p̶o̶u̶p̶é̶e̶ ̶f̶a̶t̶i̶g̶u̶é̶e̶,̶ ̶t̶r̶o̶p̶ ̶m̶a̶q̶u̶i̶l̶l̶é̶e̶. lui donne un air attentif, presque animal. Comme si son museau humait le monde plus qu’elle ne l'épiait. Ses yeux gris, en demi-amande tournée vers le bas, mais jamais tombants, ̶s̶o̶n̶t̶ ̶c̶o̶m̶m̶e̶ ̶u̶n̶ ̶c̶i̶e̶l̶ ̶a̶v̶a̶n̶t̶ ̶l̶a̶ ̶p̶l̶u̶i̶e̶. sont surtout des yeux qui dissèquent. Ils semblent impavides... quiets, à penser absents, fixant, lorgnant.





[En cours de finalisation...]