RolePlay :
Pris d'une mauvaise intuition, Kemelvor s'était réveillé tôt ce matin, plus que d'habitude. Il s'était passé quelque chose durant cette nuit, il le savait, il se sentait très mal. L'intuition qu'il avait était ... froid. Il n'avait jamais ressenti ça. Il décida d'en chercher la cause.
Il ne trouva personne au dispensaire, il se décida de se diriger vers le bureau de la garde.
Et tout de suite, il tomba sur un rapport de ...
la mort de Sidd Balderick
Kemelvor ne s'est jamais senti aussi mal de sa vie en voyant ces mots. Lui d'habitude si sûr de lui et si réactif quand il est en état de choc, le voilà complètement paralysé devant le rapport qu'il n'ose pas lire.
Après un temps qui lui semblait une éternité, il tendit sa main tremblante pour ouvrir le papier.
Le rapport était formel, mais complet. Mais même cette neutralité des propos ne pouvait cacher le trouble du garde chargé de l'écrire, tant les phrases étaient ponctués de mots d'une clarté cruelle. Ce trouble, Kemelvor le ressentait aussi.
Ce dernier posa sa main sur son front, il sentait que le choc allait bientôt être terminé et que ses sentiments vont prendre le dessus.
Malgré ses démêlés avec la justice, Kemelvor appréciait beaucoup Sidd pour sa bonne humeur constante et son esprit malin, voire fourbe. Mais il faisait toujours preuve de sincérité et de loyauté.
La souffrance commença à envahir son corps, et il appuya le rapport sur son torse en guise de réaction. La colère est d'abord arrivé.
Il cria tout ce qu'il connaissait comme vocabulaire ordurier, de toutes les langues qu'il pouvait prononcer. Mais ce n'était pas la colère maîtrisée qu'il connaissait, c'était une colère noire qui découlait de son incompréhension.
Incompréhension ... Ce mot-clé dans son esprit changea son humeur, une énorme vague de tristesse est arrivée.
Oh que Sidd lui manque désormais. Il était son esclave, il n'a pas toujours été fier de lui, mais il était attaché à lui. Il avait désormais l'impression qu'une partie de lui manquait, il souffrait de la mort d'un des siens. Si seulement il ...
Un troisième sentiment l'envahit, plus cruel. Il se sentait coupable, coupable de ne pas être allé prendre de ses nouvelles en prison. Il aurait pu le réconforter, comme il le faisait souvent. Il l'aurait aidé à relativiser les choses. Trop de choses à faire, mais il aurait pu se bloquer un horaire, c'était possible. Mais il ne l'a pas fait.
Kemelvor voulait pleurer, il se disait qu'il voulait pleurer. Mais il n'y arrivait pas, il était trop ébranlé. Il ne savait pas quoi faire.
Comme un fantôme, il se dirigea vers l’îlot du soleil levant où il se posta à son extrémité, pour voir le soleil et la lune naître et renaître.
Il avait envie d'être un peu seul.