Hors RolePlay :
Deux affiches basiques, l'une sous l'autre, sur lequel un message a été gravé à la plume. L'écriture est petite mais droite, les lettres serrées entre elles, donnant cette capacité à son auteur de faire tenir sur peu de lignes beaucoup de mots au déficit peut-être d'une certaine facilité de lecture. Le propos est sans rature, laissant penser que c'est loin d'être son premier jetRolePlay :
Mes frères, mes sœurs, espériennes et espériens.
Il n'a même pas suffit d'une semaine pour que tout le monde se presse suite au départ de Frank Lafleur et du Moine Lahellique Richard Carré. Pire que tout : nos deux bonnes âmes n'étaient même pas parties qu'Esperia s'en est retournée dans ses travers. S'en est jouée une compétition malsaine les uns contre les autres, à en oublier le passé, les actes, les faits, les discussions, les gestes.
En ces jours où je devrais avoir l'excitation d'une naissance prochaine, je mesure plutôt l'apathie et la déception que de comprendre les raisons qui font qu'Arbitrio ne reviendra jamais de mon vivant. Je célèbre les joies de ma famille, mais je crains avec peines tout le mal qu'il pourrait leur être fait. Qu'aujourd'hui, effectivement, ma présence ne suffit plus à les protéger. Qu'aujourd'hui, effectivement, ma présence ne suffit plus à protéger ma communauté.
C'est officiel : la bure ne protège plus, aussi bien de l'irrespect que des menaces. Après avoir refusé des mois de salaire et donné sans retenue de ma personne et de mon labeur, voilà qu'on m'insulte de voleur sans la moindre honte. Après avoir oeuvré pour protéger de mes mots et de mes mains : on perquisitionne ma maison en mon absence en forçant ma femme enceinte pour fuir mes réactions. Après avoir maintes et maintes fois répété l'importance de l'ordre et de la discipline, on me considère comme un voyou sur ma propre île, tandis que la moitié de l'Archipel me remercie pour mon labeur.
En ces jours où je devrais avoir l'excitation d'une naissance prochaine, je mesure plutôt l'apathie et la déception que de comprendre les raisons qui font qu'Arbitrio ne reviendra jamais de mon vivant. Je célèbre les joies de ma famille, mais je crains avec peines tout le mal qu'il pourrait leur être fait. Qu'aujourd'hui, effectivement, ma présence ne suffit plus à les protéger. Qu'aujourd'hui, effectivement, ma présence ne suffit plus à protéger ma communauté.
C'est officiel : la bure ne protège plus, aussi bien de l'irrespect que des menaces. Après avoir refusé des mois de salaire et donné sans retenue de ma personne et de mon labeur, voilà qu'on m'insulte de voleur sans la moindre honte. Après avoir oeuvré pour protéger de mes mots et de mes mains : on perquisitionne ma maison en mon absence en forçant ma femme enceinte pour fuir mes réactions. Après avoir maintes et maintes fois répété l'importance de l'ordre et de la discipline, on me considère comme un voyou sur ma propre île, tandis que la moitié de l'Archipel me remercie pour mon labeur.
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Aymon : mes félicitations. Après avoir hésité à fuir sous couvert de rumeurs d'éventuelles menaces physiques, vous venez désormais tenter d'abattre par tous les moyens celui que vous avez volontairement abandonné. Il est vrai que vous avez toutefois progressé et pris en compte ma remarque sur l'inefficacité de l'Egide : dans ce cas-là, peut-être que le prochain effort serait plutôt d'empêcher notre Chef du Dispensaire de se faire tabasser par un esclave plutôt que de prendre en charge une femme enceinte et profiter de l'absence de son mari ?
J'ai œuvré pour vous éviter que Rosalie Valdelune ne devienne Intendante de l'Ecarlate, Aymon. Parce que vous me l'avez demandé et j'ai consenti à le faire pour permettre à Nynevia de prendre du galon et de l'expérience. Finalement, Esperia m'a logiquement reproché de faire de la politique et vous avez vous-même retourné votre veste.
Aujourd'hui, fier comme un coq, vous aboyez comme un chien et hurlez mon nom comme si c'était un cri de colère. Si tel est votre souhait de me capturer et m'imposer votre "haute-justice" derrière les barreaux, alors je m'y exécuterai et ce, même si je dois laisser ma femme et mes enfants derrière moi. Mais vous me donnerez comme Unelma avant moi cette étiquette de Martyr lorsque la tempête se dissipera.
J'ai œuvré pour vous éviter que Rosalie Valdelune ne devienne Intendante de l'Ecarlate, Aymon. Parce que vous me l'avez demandé et j'ai consenti à le faire pour permettre à Nynevia de prendre du galon et de l'expérience. Finalement, Esperia m'a logiquement reproché de faire de la politique et vous avez vous-même retourné votre veste.
Aujourd'hui, fier comme un coq, vous aboyez comme un chien et hurlez mon nom comme si c'était un cri de colère. Si tel est votre souhait de me capturer et m'imposer votre "haute-justice" derrière les barreaux, alors je m'y exécuterai et ce, même si je dois laisser ma femme et mes enfants derrière moi. Mais vous me donnerez comme Unelma avant moi cette étiquette de Martyr lorsque la tempête se dissipera.
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Je n'ai jamais cru capable Igor, à la vue de son travail avec les Renoir, de financer les institutions et c'est la raison pour laquelle j'ai financé le Dispensaire, l'Académie et les nouveaux commerces de l'Ecarlate. Mon intérêt n'a jamais été d'avoir passé trois mois avec Nynevia à démêler les manigances des Renoir une par une pour que le budget de l'Ecarlate lui serve d'argent de poche. Malgré tout, je conçois, dans ces heures sombres, qu'il est l'un des seuls qui tend encore à vouloir suivre Ses Enseignements, grâce au travail de mon frère Richard. Bonne chance, Igor. Sincèrement.
Néanmoins, et parce que je sais que vous souhaitez rester en règle avec votre Foi et ce, malgré ses dérives actuelles, je vous demande donc, avec l'Intendante Helena Rhivor, à ce que la maison de ma famille revienne de nouveau au Verdoyant. S'il faut financer quoi que ce soit, n'hésitez pas.
Néanmoins, et parce que je sais que vous souhaitez rester en règle avec votre Foi et ce, malgré ses dérives actuelles, je vous demande donc, avec l'Intendante Helena Rhivor, à ce que la maison de ma famille revienne de nouveau au Verdoyant. S'il faut financer quoi que ce soit, n'hésitez pas.
RolePlay :
Enfin, ma soeur Lucrezia, c'est à vous que mes derniers mots s'adressent :
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Il y a encore une semaine, je vous laissais une note à votre intention, vous expliquant nos choix, à Richard et à moi-même, sur nos départs respectifs, tout en vous souhaitant bonne chance pour sauver la communauté de nos propres erreurs.
Forcé de constater que cette lettre a du être mal comprise alors que pourtant, j'y ai fait l'effort sur mon Capitalin, car si je dois résumer sur ce que j'ai vu de votre part, en moins d'une semaine :
Forcé de constater que cette lettre a du être mal comprise alors que pourtant, j'y ai fait l'effort sur mon Capitalin, car si je dois résumer sur ce que j'ai vu de votre part, en moins d'une semaine :
- Vous avez brisé toute harmonie arbitrée entre phalangiste et monachiste, en avouant à demi-mot votre choix d'Ermitage pour éviter de mentionner le mot interdit de "Monastère". Il est ainsi plus simple de berner ceux qui ont encore besoin de comprendre et d'apprendre en omettant la simple vérité. Malgré un an de fragilité phalangiste, entre des fausses Opods Qadjarides, des Opods rénégates qui refusent l'autorité de leur Pro-Abbus et des Praefectus violents et prévériennistes, ô Grand Jamais, ni Richard, ni moi, avons voulu profiter de cette fragilité pour affirmer cette domination déguisée.
- Vous avez - je vais me permettre d'écrire les termes, malgré leurs vulgarités - chié sur Roskilde, en plus d'en assumer le fait, à la vue de vos petites moqueries. Profitant de l'apprentissage d'un novice phalangiste pour imposer à Esperia sa propre vision des choses, et non l'accompagner comme un conseiller.
- Vous avez fermé les portes de la Maison de Charité sous couvert d'"Ermitage", sans aucune mention d'un sujet d'études. Mais vous passez étrangement bien plus de temps dehors à murmurer à l'oreille des dirigeants qu'à étudier, tout le contraire de l'objectif d'un Ermitage. Je pense, sur ce point, avoir une meilleure définition de l'Ermitage que la vôtre, étant donné que je suis né et que j'ai étudié à l'Ermitage de Dansjlos. Mais j'ose espérer que ce n'est que le temps que votre projet se mette en ordre et qu'à l'avenir, vous vous éloignez comme moi de la politique. Apporter son soutien à la candidature d'Aymon Monvoy serait, dans cette situation, à l'antithèse de vos nouvelles convictions.
- Vous avez fermé les portes de la Maison de Charité - je me permets de le répéter, pour vous faire mesurer la gravité de la chose - et empêché la communauté, même si elle est changeante, de pouvoir bénéficier d'une référence monastique pour continuer d'œuvrer vers l'Adaar. Plus que tout, vous empêchez les monachistes qui ne sont pas de rite Adaarion, qu'ils soient eyjarskas ou kaitusianistes, d'être guidés et accompagnés de la bonne façon, vu qu'ils ne prient pas "à la bonne manière adaarionne".
- Vous avez tenté d'empêcher Anteli d'accéder à Ses Enseignements, en la bestialisant par ses connaissances martiales, alors qu'au contraire, elles se doivent d'être tempérées par Sa Parole, Sa Sagesse et Sa Connaissance. Au mouton, vous avez tenté de l'attacher à un piquet et de le laisser mourir de faim et de soif, alors que sa laine tissait les fibres de votre bure. Quels bergers sommes-nous donc, pour empêcher à des Novices, qui acceptent volontairement de faire sacrifice de soi pour la Communauté ?
- Vous tentez de m'exclure de mon propre quartier en me menaçant d'Anathème, en me ridiculisant et en faisant mention d'autorité comme si nous étions en Grande Huratelon ? Les frères et les sœurs à Son Service ne sont ni souverains, ni esclaves des autres. Tiitus et Richard en avaient pleinement conscience et, malgré leur tutelle, ont toujours fait en sorte que notre œuvre soit commune. Vous ne voulez pas d'un travail communautaire : vous voulez diriger et me museler au passage. Il est normal que je ne puisse œuvrer correctement pour l'Adaar, dans de telles conditions imposées.
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Forcé de constater que le titre d'Ennen vous a sorti d'une certaine torpeur, comme s'il vous suffisait d'être "la cheffe" pour pouvoir tout contrôler. Peut-être que cette affiche concernant ce monachiste "pro-carrogian" aurait dû m'alerter. Mais comme tout bon frère, j'ai fermé les yeux et fait confiance...
Aux yeux du nouvel Ermitage d'Esperia, ma novice et moi-même serons donc des apostats malgré nous. Il en conviendra à chacun d'observer la chose comme il l'entend, avec sa propre sensibilité. Ma sensibilité a porté et portera toujours sur des points simples mais essentiels : ma famille, ma communauté, Ses Enseignements, Ses Valeurs et Son Courage.
Être Apostat aux yeux de l'Ermitage d'Esperia ne m'empêchera pas de prendre le temps à Anteli comme à Miroslav d'enseigner les choses de la meilleure des façons pour Esperia, grâce aux aides de la Vaastuli Jaska Ojanen et de l'Opod Sage Séverin d'Alcédine. Et si ma Soeur a pour objectif de me faire taire ou de nous mettre en danger d'une quelconque façon, alors j'aurai gagné cette bataille d'esprit et de plume qui m'est ici imposée.
Aux yeux du nouvel Ermitage d'Esperia, ma novice et moi-même serons donc des apostats malgré nous. Il en conviendra à chacun d'observer la chose comme il l'entend, avec sa propre sensibilité. Ma sensibilité a porté et portera toujours sur des points simples mais essentiels : ma famille, ma communauté, Ses Enseignements, Ses Valeurs et Son Courage.
Être Apostat aux yeux de l'Ermitage d'Esperia ne m'empêchera pas de prendre le temps à Anteli comme à Miroslav d'enseigner les choses de la meilleure des façons pour Esperia, grâce aux aides de la Vaastuli Jaska Ojanen et de l'Opod Sage Séverin d'Alcédine. Et si ma Soeur a pour objectif de me faire taire ou de nous mettre en danger d'une quelconque façon, alors j'aurai gagné cette bataille d'esprit et de plume qui m'est ici imposée.
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Désormais, je ne parlerai qu'avec celles et ceux qui veulent comprendre et je protègerai ceux qu'on menace par la faute de ma simple existence. Je ne m'enfuirai pas et je continuerai mon travail, en honneur à ma famille, à mes proches, à ceux qui ont eu et ont toujours confiance en moi et en mémoire de celles et ceux qui m'ont permis d'apprendre à devenir l'homme que je suis.
Brynja, Sonja, Jorik, Henrietta, Richard, Tiitus, Ethane, Helena, Anteli, Miroslav. Merci à vous.
Brynja, Sonja, Jorik, Henrietta, Richard, Tiitus, Ethane, Helena, Anteli, Miroslav. Merci à vous.
A jamais sous son Oeil et en l'honneur de sa Main,
Munkstrid Ölvir Silfur.
Munkstrid Ölvir Silfur.