Hors RolePlay :
L’écriture semble être celle d’une femme, ou du moins d’une main particulièrement délicate et appliquée. La rédaction à la plume est soigneuse, régulière, témoignant d’un certain souci de bien faire. Les traits sont maîtrisés, les lettres bien formées, et les majuscules se parent de boucles arrondies qui viennent adoucir l’ensemble du texte.RolePlay :
Esperiennes, Esperiens,Le 30 juin dernier, un terrible évènement d’une gravité extrême est venu troubler la paix, déjà fragile, de notre cité.
Ce jour-là, le capitaine Jorik Leidulfson, accompagné de petit Orion Silfur et de la Cheffe de guerre Njard, de la tribu Ander-Blomster, s’est rendu au sein de l’ancienne maison de charité, devenue depuis demeure de notre famille. En sa qualité de Godar du quartier du Bourbier, il venait simplement y récupérer les plans qu’il avait commandé. Rien ne laissait présager que cette visite ordinaire basculerait dans la violence, la peur et le sang. Alors que la transaction était en cours, la moniale Anteli Hirii et Dame Henrietta Silfur pénétrèrent dans la bâtisse sans y avoir été invitées.
Anteli, en larmes et s’exprimant en eyjarska (rendant toute retranscription exacte difficile) s’est approcha du Godar. Elle a échangea quelques mots avec lui avant de l’étreindre. Mais derrière cette apparente détresse, derrière ces pleurs et cette proximité trompeuse, se cachait un geste terrible : dissimulée dans sa manche, une dague fut soudainement tirée et Anteli tenta de porter un coup mortel à Jorik En apercevant son geste, Njard, n’eut que le temps de réagir. Saisissant sa hache, elle frappa la moniale, parvenant ainsi à dévier le coup qui aurait pu coûter la vie du Godar. Ce geste, aussi brutal fût il, empêcha l’irréparable. Malgré les ordres répétées lui intimant de lâcher son arme, Anteli refusa d’obéir. Elle poursuivit son geste, obstinée dans sa volonté d’atteindre Jorik, ne laissant à Njard d’autre choix que de la neutraliser pour empêcher l’irréparable.
Mais l’horreur ne s’arrêta pas là.
Dame Silfur, présente durant l’altercation, dégaina à son tour une dague et tenta, elle aussi, d’attenter à la vie de Jorik. Ce geste, d’une violence inouïe, fut commis sous les yeux même de son propre fils, le petit Orion, témoin innocent d’une scène qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à subir.
Afin d’éviter toute nouvelle effusion de sang, Cléon Vanelé, tenta de raisonner son amie et de lui saisir le poignet. Hélas, son geste fut vain. Njard, une fois encore, se vit contrainte d’user de la force afin de la désarmer.
Alertés par les cris et le tumulte, Leonidas et Nathanael se précipitèrent sur les lieux. Mais au lieu d’apaiser la situation, Leonidas, comme pris de folie en voyant sa belle à terre, se jeta sur Jorik et tenta de lui crever les yeux. Nathanael, quant à lui, dégaina son arme malgré les demandes répétées qui lui avaient été faites de ne pas le faire, aggravant encore davantage une situation déjà hors de contrôle.
Face à cette succession de violences, Cléon Vanelé dut intervenir afin d'empêcher que la demeure ne devienne le théâtre d’un bain de sang plus grand encore. Il taillada l’arrière de la jambe de Leonidas puis dut se battre contre Nathanael. Dans l’action, il le blessa grièvement en lui enfonçant son épée dans le ventre.
Ce qui devait être une simple remise de plans s’est transformé en une attaque brutale, soudaine et profondément choquante. Une attaque menée dans un lieu de vie et devant un enfant.
Alors dites-nous Esperiens : Qu'aurions nous dû faire ?
Fallait-il regarder, impuissants, ces dagues se lever et des vies être menacées ? Fallait-il rester immobiles pendant que le sang coulai dans notre demeure et ternissait le plancher de notre salon ?
Non.
Nous avons agi dans l’urgence d’empêcher la mort. Nous avons agi pour protéger ceux qui se trouvaient là et ceux qui n’y s’y trouvent pas encore.
Malgré la peur, malgré la colère, malgré les rancœurs que de tels actes peuvent faire naître en nous, nous ne devons pas devenir semblables à ceux qui ont choisi la violence. La justice doit être rendue. Tout accusé, tout criminel, a le droit à un jugement décent. Car si nous abandonnons la justice au profit de la vengeance, alors ce ne sont pas seulement des vies que nous perdons, mais c’est notre cité entière que nous condamnons.
E.Vanelé